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mardi 28 juillet 2015

Parfois je pleure. C'est ça aussi la thèse.

Suis-je vraiment à la hauteur ? Est-ce que je la mérite ma place ? Ai-je les capacités intellectuelles et le sérieux requis pour le doctorat ? 

Il y a des jours, comme aujourd'hui, où je remets tout en question. Et oui ça fait mal. Oui j'ai envie de pleurer, de rentrer chez moi, de me cacher. Ou bien de voir mes amis et de tout oublier. Ce que j'attends avec impatiente ce soir.

Mais il est environ 14h et j'ai encore 4 heures devant moi. 

Fait un travail qui te plaît et tu n'aurais jamais à travailler une fois dans ta vie. Je déteste cette phrase. Je la déteste parce que j'ai beau (je pense) aimer mon travail, le monde de la recherche est tout de même stimulant et passionnant, il y a des jours où je n'ai qu'une envie, c'est de partir.

Bien sûr je ne pars jamais. Je me ressaisis, je me bats. Et je me dis que finalement, si je me plaisais tant que ça ici, au labo, est-ce que je voudrais fuir pendant les coups durs ? Est-ce que les coups durs existent d'ailleurs quand on adore son travail ? Et même si on aime son travail, c'est possible d'aimer absolument tous ses aspects, quels qu'ils soient ? 

Je ne sais pas. J'ai peur. Peur de perdre mon temps. De gâcher ma vie professionnelle. Je suis envieuse de ceux qui vivent vraiment de leur passion (les youtubeuses ?).

C'est quoi déjà, ma passion à moi ? J'en ai tellement... L'écriture, le dessin, la peinture, la guitare, le sport... La science. Il y a aussi la science. J'aime la biologie et la chimie. Ça me fascine. Et j'ai la chance d'avoir un sujet de thèse qui allie les deux. Alors de quoi je me plains ? 

Bref. Ça fait du bien d'écrire. Ça permet de relativiser, un peu. Je suis pas si mal que ça, mais je n'ai pas les réponses à ces questions.



Je retourne en manip...

See ya,

CloHotPants

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