Je crois que ce genre de conférence vaut mieux qu'une séance de psy (enfin, pour moi, après être allée voir une psy à Châtillon qui ne me convenait pas - dixit qui m'a disputée parce que je partais en formation pendant un mois et donc ça servait à rien de commencer aujourd'hui - et sinon pourquoi vous êtes là ? Grrrrrrrr).
Je vais sans doute devoir l'écouter plusieurs fois, mais elle m'a vraiment ouvert les yeux et permis de mettre le doigt sur pourquoi je passais mon temps à me prendre la tête et à enchaîner les instants de joie à l'état pur et de tristesse intense...
Je suis le genre de personne qui se refuse le bonheur. Qui n'est pas dans un état de bonheur constant, mais qui marche avec le plaisir. C'est à dire que je ne suis jamais heureuse au point zéro, mais que je ne fais qu'enchaîner des petits plaisirs quotidiens. Comme par exemple sortir avec des amis, voir mes parents, mon copain, regarder une série... Mais à la moindre contrariété, que ce soit une petite misère ou une grande, j'ai beaucoup de mal à relativiser. Tout ça parce que je ne suis pas vraiment heureuse. Profondément heureuse. Et très pessimiste en plus de cela ^^
Je pense qu'il y a des gens qui ne s'interrogent même pas sur le sujet. Une majorité peut être. Mais moi, depuis quelques années, je ne peux m'empêcher de stresser vis à vis de la façon dont se déroule ma vie. Depuis l'explosion des youtubeuses beauté, des comptes instagram, j'ai l'impression que le fait de vivre sa vie à fond, de réaliser ses rêves les plus fous pour ne rien regretter, est devenu une sorte d'obligation. Et j'avoue que moi, ça me met une pression.
Les photos n'ont rien à voir mais elles me font rêver ^^
J'ai toujours aimé voyager, sortir, écrire, jouer de la guitare, étudier, faire du sport, me fixer des objectifs et les atteindre. En somme, je vis ma vie comme je l'entends. Mais cette pression de toujours devoir faire plus, que le fait de vivre une vie normale était ennuyeux. Alors que non, dans le fond. L'important, c'est d'être heureux, n'est-ce pas ?
Tout ça c'est terminé, haha !
Je crois que les récents événements dans ma vie privée m'ont permis de me rendre compte ce qui me faisait être bien dans ma vie. Et c'est l'amouuuur en grande partie (hihi ^^).
Mais au delà de ça, j'ai regardé cette conférence et j'ai réalisé que lors d'un coup dur, il fallait que j'apprenne à lâcher prise.
Je pense qu'il faut arrêter de s'angoisser sur ce que l'on ne peut maîtriser.
Etre souple, flexible. Accompagner le mouvement de la vie, ne pas résister, ni lutter.
S'il fait froid, il faut accepter le froid. Accueillir la douleur si elle se présente. Accepter ce qui est, tout simplement.
Bon, là j'avoue que j'ai repris les expression du Monsieur dans la conférence. Mais pour donner un exemple concret : hier soir, je recevais un mail assez désagréable de ma directrice de thèse (eh oui).
J'ai tendance à m'énerver et à craquer facilement dans tout ce qui concerne ma vie professionnelle. Il y a quelques semaines, je me serai effondrée et mise à pleurer pour un mail de ce genre (alors que c'est pas si grave que ça, hein, c'est juste qu'elle a son caractère bien à elle - autrement dit je ne me remets absolument pas en question ^^ hi).
Mais au lieu de ça, hier soir, je me suis juste dit "ça ne sert à rien de t'énerver, lâche prise."
La situation est déjà assez pénible comme ça, je ne vais pas rajouter la souffrance émotionnelle que provoque le fait de se mettre en colère, d'être en rage contre la vie. Et là, étonnement, j'ai réalisé que j'avais progressé, en quelque sorte. Et ça m'a rendue heureuse (oui oui je suis maso !! ^^).
J'ai décidé d'avoir confiance en la vie. Et d'aimer la vie. Car en ayant conscience que la vie est bonne, que la saveur soit salée, sucrée (sucré salé ohoh - j'espère que personne ne comprendra cette allusion pourrie !!) ou amer, je l'accepte comme cela m'est donné. Je décide de ne pas me révolter. Et de ce fait je savoure chaque seconde de ma vie. J'atteins un bonheur permanent et constant (pour le moment ce n'est que théorique).
J'ai la chance de me trouver à Strasbourg en ce moment. Dans un laboratoire où les gens sont adorables avec moi. J'ai passé un week end féérique avec mon chéri. Je fais mon sport presque tous les jours dans une salle géniale (que je vais regretter en rentrant à Paris). Alors je savoure.
J'ai perdu quelque chose dans l'avoir, mais j'ai progressé dans l'être, c'est le plus important.
Take care,
CloHotPants




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