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mercredi 8 octobre 2014

Stage en laboratoire - Episode 2

Je crois que j'ai crié victoire trop vite.

Parce que autant lundi soir j'étais hyper otpimiste. Hier, j'étais pleine de doutes. Est-ce que j'ai vraiment envie de me lancer dans cette aventure ? Le chemin va être très long et houleux. Je ne doute pas de mes capacités d'adaptation, un peu de mes capacités intélectuelles (pour ne pas changer), mais surtout de mes capacités à changer tout le temps d'avis !

Alors que je venais juste de me faire disputer -comme une vieille chaussette ou alors de la façon normale de traiter les étudiants qui viennent d'arriver et qui mérite un bon coup de pied au BIP- de nombreuses questions me sont venues à l'esprit, dont la plus pertinente :

Mais au fait, je suis là pour quoi ? 

Ah bah ça, fallait le demander au moi d'il y a un an et demi, alors que j'étais sur le salon In Cosmetics pour la première fois à Paris et que je rencontrai un toxicologue que j'admire beaucoup de chez IDEA (que je ne citerai pas) et qu'on discutait métaux lourds, pesticides, nanomatériaux et autres joyeusetés communes dans le monde réglementaire/tox de la cosmétique. Je me suis dit : je veux faire comme ce gars ! Je veux analyser des produits cosmétiques, m'assurer de la sécurité des consommateurs tous les jours : oui c'est bien ça que je veux faire ! (du moins à l'instant t).

Et déjà il me disait que pour être expert toxicologue en Europe, c'était mieux de faire une thèse. 

Pfffff compliqué !!! 

J'avais déjà eu du mal à encaisser le concours de l'ISIPCA (ou examen d'entrée comme ils le disent - sauf que quand il y a 100 dossiers reçus pour 18 retenus à la fin j'appelle plus ça un examen d'entrée ^^) je me voyais mal me lancée dans trois années de plus...

Et puis l'idée a germé. Pourquoi pas, après tout... 

Ensuite j'ai découvert le dispositif CIFRE - parce que bien sûr je ne voulais pas lâcher ma boîte dans laquelle je faisais l'apprentissage. J'ai ai parlé à ma boîte. Ils étaient d'accord (quel miracle !) Puis j'ai cherché un labo, Puis j'ai trouvé le labo. Et on a défini le sujet. Et on a soumis le dossier à l'ANRT. Et on m'a dit (et on me dit toujours) que vouloir se lancer dans un doctorat sans aucune expérience en laboratoire, c'est fastidieux. Je suis bien d'accord. J'en suis là aujourd'hui. A essayer d'apprendre toutes les techniques et toute la théorie en moins de trois mois (tout en étant supposée bosser 2 jours par semaine pour ma boîte, mais oui bien sûr...).

Et j'ai peur. Un peu peur de pas y arriver finalement. Mais surtout peur du résultat parce que avant de me lancer je crois que je réalisais pas bien. C'est quand même trois ans consacrés à un seul et même sujet. Ou devrais-je dire trois ans COLLEE à ce sujet. Ne plus avoir d'autres activités ou pensées que sa culture cellulaire et sa voix Nrf-2.

Mais bon, maintenant que j'y suis, il n'y a plus qu'à prier pour que le dossier soit accepté. Au pire je ferai autre chose hein.

Bon, je me remets à potasser mon immuno.
Clohotpants

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